Le Groupement fait face à l’érosion due à la salle.

Les Corpos du Centre Mons Borinage se portent bien

Lier le travail et le sport le plus populaire, c’est une idée qui n’a pas tardé à faire ses preuves. Afin de renforcer ou créer des liens entre ses employés, diverses entreprises inscrivaient une équipe dans des championnats qui leurs étaient réservés. Mais le football corporatif est moins prisé que lors des décennies précédentes. Aujourd’hui, avec la crise économique comme inévitable responsable principal, le football corporatif a tendance à perdre un peu de son éclat à l’exception du Groupement corporatif du Centre Mons Borinage qui compte encore quarante quatre équipes.

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Le site du Groupement est à visiter

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Le CD est toujours à l'écoute.

L’évolution du football corporatif est fort semblable à l’histoire économique du siècle dernier, avec des mauvaises périodes et des années de gloires qui sont communes. Comme l’avaient compris certains sociologues, les travailleurs sont plus productifs quand ils sont mis en valeur et qu’ils créent des liens avec leurs collègues. C’est ainsi que, petit à petit, les entreprises mettaient sur pied des équipes de football qui devaient mettre en avant une belle image de la marque pendant que les ouvriers s’y identifiaient. Il faut attendre la fin de la Deuxième Guerre Mondiale pour voir le Hainaut suivre le mouvement. Aujourd’hui encore, deux fédérations cohabitent dans le Hainaut: les Corpos du Centre Mons Borinage avec ses 44 clubs répartis dans quatre divisions et le Groupement Corporatif de Charleroi avec 24 équipes pour deux séries.

Le mini-foot, ce cousin néfaste

La crise économique a un effet indéniable sur la diminution du nombre d’équipes de football corporatif. Depuis quelques années, l’intérêt des entreprises et des joueurs s’est surtout porté vers le football en salle. Plusieurs raisons ont amené ce changement: des horaires plus intéressants, l’assurance d’être au chaud et à sec pour certains ou encore de courir moins pour les plus de 30 ans, la difficulté de trouver des bénévoles qui s’occupent des infrastructures et de l’équipe et surtout au niveau numérique. Il est évidemment plus facile de trouver 5 joueurs et quelques réservistes pour le mini-foot plutôt que de trouver les 20 joueurs nécessaires à l’inscription d’une équipe de football. Si le foot corpo se porte moins bien, c’est tout le contraire en salle. Les équipes se multiplient et les jeunes n’hésitent pas à s’y inscrire, notamment en raison du peu de frais.

Le fair-play est toujours mis en avant

La compétition subit également les effets collatéraux de la crise et des forfaits généraux qui sont parfois à déplorer. Surtout au niveau corporatif, il faut bien souvent un comité sérieux et organisé pour maintenir la vie du club. Généralement, les équipes qui ne dépendent que du dévouement d’une seule personne ont une espérance de vie limitée.

Le fair-play reste primordial pour les Corpos. En fin de saison,  l’équipe ayant obtenu le moins de points de pénalité reçoit le prix du challenge fair-play. Aux yeux de beaucoup, cette récompense est plus importante que toutes les autres…

Pour en arriver là, il faut éviter les débordements et la violence gratuite sur et aux abords des terrains. Les responsables des clubs essaient de raisonner leurs joueurs et éliminent ceux qui sont susceptibles de leur valoir des ennuis. Depuis quelques saisons, on assiste à une nette amélioration, le CD a moins à faire en matière de répression, c’est un bon signe. Croisons les doigts pour que ça dure!

Christian Dewit

 

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